Apex Legends : une compétition vient d’être reportée à cause d’un piratage massif
Les finales nord-américaines d’Apex Legends ont été victimes de plusieurs attaques de pirates. Celles-ci ont été si importantes que l’organisateur a décidé de suspendre la compétition.
Si une récente mise à jour a rendu Apex Legends injouable sur Xbox, le battle-royale de Respawn Entertainment vient de rencontrer un nouveau problème. En effet, la finale d’Apex Legends a connu une attaque sans précédent et particulièrement originale. Les pirates ont réussi à prendre le contrôle de certains joueurs, afin de mettre en place divers systèmes de triche à l’insu de ces derniers. Problème : le système anti-triche du jeu bannit les joueurs suspects de triche sans faire de distinction.
Le compte officiel d’Apex Legends a indiqué sa décision d’arrêter et de reporter l’événement, qui se déroulait le dimanche 17 mars dernier. Les commentaires officiels sur l’incident ne donnent pas plus de détails quant à cette décision. Toutefois, plusieurs vidéos montrent des joueurs recevant des options de triche à leur insu, telles que des aimbots et des wall hacks, alors que les matchs sont en cours.
Apex Legends : un piratage sans précédent
L’un des clips en question montre Genburten, un joueur pro d’Apex Legends, s’écrier « Je me fais pirater, je me fais pirater ! » alors qu’un wall hack révèle sur son écran l’emplacement de tous les joueurs du match. Afin de prouver sa bonne foi, le joueur lève rapidement les mains, ajoutant : « C’est de la triche !«
Le joueur ImperialHal a également été victime d’un hack, qui lui a ajouté la possibilité d’utiliser un aimbot (visée automatique). Problème : le mécanisme anti-triche du jeu a rapidement détecté cette triche et a puni le joueur, l’empêchant d’utiliser son arme en pleine compétition.
Le Anti-Cheat Police Department, un compte qui traque la tricherie dans les jeux, a identifié le piratage comme un exploit d’exécution de code à distance (RCE) qui visait une vulnérabilité, soit dans le code réseau d’Apex Legends lui-même, soit dans le logiciel antitriche tiers qu’Apex utilise, Easy Anti-Cheat.
Source : polygon