ESA : des scientifiques tentent d’éteindre le vaisseau Gaia, celui-ci refuse de mourir Par David Laurent le 2 avril 2025 L’Agence spatiale européenne a récemment mis fin à la mission Gaia, un vaisseau qui a pu cartographier des centaines de milliers d’étoiles. Mais, contre toute attente, l’engin a refusé de tirer sa révérence jusqu’à la dernière minute. Lancé en 2013, le vaisseau Gaia de l’ESA a travaillé sans relâche pour aider les scientifiques à mieux comprendre l’univers. Ce dernier, en orbite autour du point de Lagrange L2, a en effet pu cartographier pas moins de 2 milliards d’étoiles de la Voie lactée. Mais, après 12 ans de bons et loyaux services, la sonde doit prendre sa retraite. Dans ce cadre, les scientifiques de l’ESA ont décidé de désactiver Gaia. Crédit photo : ESA Mais l’opération semble bien plus compliquée qu’il n’y paraît. En effet, Gaia est justement conçue pour résister aux innombrables dangers spatiaux, tels que les radiations ou les impacts de météorites. Dans ce cadre, la plupart des systèmes de la sonde sont redondants, afin d’éviter qu’elle ne perde le contact avec la Terre. À lire > Magdrive : cette startup met au point un satellite cannibale capable de « dévorer » d’autres satellites pour fonctionner Gaia : une sonde conçue pour survivre coûte que coûte « Gaia a été conçue pour résister à des défaillances telles que les tempêtes de rayonnement, les impacts de micrométéorites ou la perte de communication avec la Terre », précise l’opérateur du vaisseau, Tiago Nogueira. « Elle dispose de multiples systèmes redondants qui lui permettent de toujours redémarrer et de reprendre ses opérations en cas de perturbation. » À lire > SpaceX : des astronomes demandent à Elon Musk d’arrêter de lancer des satellites Starlink Ainsi, lorsque les scientifiques tentent de désactiver les systèmes de Gaia, ces derniers ont tendance à se réactiver automatiquement. L’ESA a donc dû « sévir », en coupant un à un les systèmes redondants. Les scientifiques ont décidé de « concevoir une stratégie de mise hors service qui consistait à démonter et désactiver systématiquement les couches de redondance », afin d’éviter « qu’il se réactive à l’avenir et recommence à transmettre si ses panneaux solaires sont exposés à la lumière du soleil ». À lire > Le Japon lance le tout premier satellite en bois au monde Julia Fortuno, ingénieure en exploitation de vaisseaux spatiaux, affirme ainsi que les contrôleurs de mission auraient « délibérément corrompu » son logiciel embarqué pour s’assurer qu’il « ne redémarrera plus jamais une fois que nous aurons éteint le vaisseau spatial ». Source : futurism La rédaction vous conseille : ESA : cette image de 208 gigapixels cartographie 14 millions de galaxies Des chercheurs planchent sur un immense vaisseau spatial capable de transporter des milliers d’humains Starliner : situation inquiétante pour le vaisseau de Boeing Article précédent Une nouvelle fusée européenne part en fumée quelques secondes après son lancement avril 1, 2025